La pointe du Hoc, un des sites majeurs du débarquement

Pointe du Hoc, mémorial aux Rangers américains et vue depuis le blockhaus allemand - Crédit-photo : La Maison sur le Quai, 8 mars 2011

La Pointe du Hoc (20 km à l’ouest de Port-en-Bessin) est un des hauts lieux de visite des plages du débarquement. Ce champ de bataille laisse apercevoir l’intensité des combats, ce qui n’est pas forcément immédiat à la visite des plages ou des villes reconstruites. La visite des cimetières nous touche « émotionnellement ». Comment ne pas l’être devant l’alignement des croix de tous ces soldats, morts au combat si jeunes pour la plupart (21 000 soldats enterrés au cimetière allemand de La Cambe, 9 000 au cimetière américain de Colleville-sur-Mer, les cimetières anglais, canadiens…). Ici à la Pointe du Hoc, on est touché « physiquement ». A chaque trou béant dans le sol « des cratères », on imagine l’impact, le souffle et le bruit d’une bombe. C’est la terre qui est meurtrie. On mesure aussi toute la difficulté à escalader les falaises, et ce malgré les pilonnages aériens qui précédèrent.

La pointe du Hoc est une petite avancée située sur la commune de Cricqueville-en-Bessin. Elle fut l’un des théâtres d’opération du débarquement allié en Normandie le 6 juin 1944, nom de code « Overlord ». Surplombant une falaise de 25 m de haut située entre les secteurs d’Utah et d’Omaha, elle avait été fortifiée par les allemands et selon les reconnaissances aériennes alliées, était équipée de pièces d’artilleries lourdes dont la portée menaçait les deux plages voisines. Il avait été jugé primordial pour la réussite du débarquement, que les pièces d’artilleries soient mises hors-service le plus rapidement possible. Cette mission fut confiée au 2e bataillon de Rangers américain, mené par James E. Rudder. Il réussit à prendre le contrôle du site au prix de violents combats et de lourdes pertes humaines. Par la suite, les pièces d’artillerie se révèleront avoir été déplacées par les Allemands peu de temps auparavant et installées 1,5 km en arrière à l’intérieur des terres (source Wikipédia).
>> Voir le récit détaillé et poignant de l’assaut sur le site www.dday-overlord.com

En 1979, le terrain a été cédé à perpétuité au gouvernement américain qui a la charge de son entretien et de sa sécurisation, ce qui n’est pas simple compte-tenu de l’érosion importante et inéluctable des falaises du Bessin. Aujourd’hui, après avoir été fermé pendant plus de 10 ans, le blockhaus allemand situé au bord de la falaise avec vue dominante sur la côte littorale, a été consolidé et vient d’être réouvert au public (mars 2011) au terme d’un gigantesque chantier. C’est de là que les soldats allemands auraient découvert au matin du 6 juin 1944, l’armada des milliers de bateaux sur le point de débarquer 130 000 soldats alliés sur la côté normande.

Les hôtes du gîte La Maison sur le Quai associent généralement en une ou plusieurs journées ou 1/2 journées,  la visite du cimetière américain de Colleville-sur-Mer, Omaha Beach (St Laurent, Vierville… pour le débarquement et tout simplement pour le plaisir de profiter de ces grandes plages), la Pointe du Hoc, le port de Grandcamp-Maisy, le cimetière allemand de La Cambe et même Isigny sur mer (pour ses fabriques de caramels et de produits laitiers !). On pourra également pousser jusqu’à Ste Mère Eglise ou la baie des Veys et les marais du Bessin. Vous croiserez le long de la route plusieurs musées du débarquement, de belles fermes-manoirs dans « leur jus » mais aussi… de bons petits producteurs de cidre et calvados.

Infos pratiques : site de Normandie Mémoire – entrée gratuite